Mon œil de lectrice !

« Je suis heureuse de partager ces deux lectures avec vous, ces livres ne sont pas récents mais si beaux ».. DOUCE SEMAINE.. Bises de Bretagne, Eveline56

LaRose

 

Résumé

Dans le Dakota du Nord, sur une réserve Ojibwa, Landreaux, un chasseur local, tue accidentellement le jeune fils de son meilleur ami et voisin en tirant sur un cerf. Accablé par la culpabilité, il décide avec sa femme Emmaline d’offrir son jeune fils, LaRose, aux parents de la victime, comme le préconise une tradition ancestrale.

Extrait:

« C’est là où la limite de la réserve coupait en deux, de manière invisible, un épais bosquet, merisier peupliers, chênes rabougris, que Landreaux attendait. Il affirmera qu’il n’avait pas bu ce jour-là, et par la suite on ne trouva aucune preuve du contraire. C’était un catholique pieux et respectueux des coutumes indiennes, un homme qui, lorsqu’il abattait un cerf, remerciait un dieu en anglais et faisait une offrande de tabac à un autre en ojibwé. »

Mon avis:

Au fil de ses livres, Louise Erdrich partage avec nous ses racines amérindiennes. Passionnée par cette culture, j’ai suivi le quotidien de deux familles touchées par un drame, la mort d’un enfant.. Entre présent et passé… Entre douleur et sagesse.. Un livre inoubliable!


 

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Résumé :

Un dimanche de printemps, une femme est agressée sexuellement sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Traumatisée, Geraldine Coutts n’est pas en mesure de révéler ce qui s’est passé à la police, ni d’en parler à son mari ou à son fils de treize ans, Joe. En une seule journée, la vie de ce dernier est bouleversée. Il essaie d’aider sa mère mais elle reste alitée et s’enfonce peu à peu dans le mutisme et la solitude.
Tandis que son père, qui est juge, confie la situation à la justice et à la loi, Joe perd patience face à une enquête qui piétine et il décide avec ses copains de chercher les réponses de son côté. Leur quête les mène tout d’abord dans un lieu sacré, à proximité duquel la mère de Joe a été violée.

Extrait:

« Même si elle était ensuite passée chez sa sœur Clémence, à l’heure qu’il était maman aurait été de retour pour préparer le dîner. Nous le savions l’un comme l’autre. Les femmes ne se rendent pas compte à quel point les hommes sont attachés à la régularité de leurs habitudes. Nous intégrons leurs allées et venues dans nos corps, leurs rythmes dans nos os. Notre pouls est réglé sur le leur, et, comme chaque dimanche après-midi, nous attendions que ma mère mette nos pendules à l’heure du soir. »

Mon avis:

C’est un roman déchirant nous parlant de Joe, 13 ans, confronté au viol de sa mère, muette depuis ce drame tant sa souffrance est grande. L’impuissance de son père, pourtant juge, à faire appliquer la justice le torture aussi. Il n’aura d’autre choix que de mener sa propre enquête à l’aide de ses amis, moments plus doux et même drôles parfois. La question de l’injustice envers le peuple amérindien se pose.. Magnifique de justesse et de sensibilité.


On a remis à Louise Erdrich pour « Dans le silence du vent » (éd. Albin Michel), le prestigieux « National Book award » aux États-Unis. 

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Little Falls, Minnesota , le 07/07/1954

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Biographie :

Karen Louise Erdrich est née d’une mère Ojibura, donc amérindienne, et d’un père germano-américain. Elle grandit dans le Dakota du Nord.

 


« La paix ne pourra naître dans ce monde que lorsque toujours plus d’hommes prendront conscience de l’unité de la vie existante entre la nature, les animaux, les plantes, les minéraux et les hommes ; et vivrons en conséquence ».
Elan Noir, indien Sioux


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 commentaires

  1. Je pense que cette auteure attachée à ses racines mérite d’être découverte. Je note!
    J’espère que tu vas bien. Nous voici en terre Bretonne pour la semaine. Nous sommes venus pour y chercher la pluie; j’ai mis des seaux dans le coffre 🤫😄!
    Bisous, Eveline, bonne semaine ☔️😘

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  2. J’ai bien compris que ces deux histoires concernent des Amérindiens et j’ai ressenti ton enthousiasme!!!
    Tu penses bien que je vais lire!!!
    Je ne comprends pas très bien pourquoi j’ai cet intérêt, cet attachement, cette tendresse pour ces ‘Native American’. J’ai aussi un grand attachement pour pour les Celtes qui sont plus proches de nous, mais pour les Amérindiens, mes sentiments sont plus forts…
    Merci pour cet article. Bon weekend et bises.

    Aimé par 1 personne

    • Je savais que ces deux livres te plairait. Je suis comme toi très intéressée par ces peuples proches de la terre et de leurs ancêtres. Le festival interceltique qui réunit les Celtes est un moment de bonheur intense car nous revenons à l’essentiel, l’authenticité. C’est une communion loin de notre société du « paraître ».
      Merci Colette, bises 🤗😚

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